DOSSIERS.

LES OMBRES DU BAGNE.

Un film documentaire diffusé courant 2006 sur les chaînes: ARTE - RFO et FRANCE 3 (Limousin-Poitou Charente)

Patrick Barberis, auteur-réalisateur et Tancrède Ramonet, font revivre les dernières années des bagnes de Guyane à travers le destin représentatif de quatre bagnards choisis dans la foule des forçats, condamnés à purger leurs peines sur le sol guyanais sous couvert de l’Administration Pénitentiaire : Charles HUT , le Belge – René BELBENOIT, le parisien – Jassek BARON, le juif polonais – TRAN KHAC MAN, l’indochinois.



LES OMBRES DU BAGNE.

Saint-Laurent-du-Maroni : la Capitale du bagne.

Le tournage de ce film-documentaire s’est déroulé en grande partie à Saint-Laurent-du-Maroni, étape obligée. Le but du document est de faire un état de lieux du système concentrationnaire établi en Guyane par la France dans les dernières années de son fonctionnement.

Ainsi, c’est à travers l’histoire de quatre bagnards que le réalisateur démontre l’échec total de cette entreprise coloniale. Il nous propose de découvrir qui ils étaient avant d’arriver sur cette terre de « la grande punition ». Ce qu’ils sont devenus pendant et après leur séjour au bagne, un reflet de la vie des quelque 90 000 condamnés qui ont partagé le même destin de 1852 à 1953.

Pour reconstituer le parcours de ces protagonistes, Patrick Barberis s’est inspiré de documents inédits : archives du bagne, mémoires écrites par ces bagnards et témoignages de personnes qui les ont connus personnellement.

J’ai rencontré TRAN KHAC MAN alias LAM MANG HO ou Monsieur LAM en 1998, dernier survivant du bagne des Annamites, maintenant décédé.

Voici son histoire... Celle d'un Mandarin d'Indochine condamné au bagne à perpétuité.

LES OMBRES DU BAGNE.

La France en Indochine.

Le Laos, le Cambodge et l’ensemble Annam-Tonkin qui, depuis 1887, formaient l’Union indochinoise, étaient des protectorats c’est-à-dire des Etats « protégés » ne dépendant des instances françaises que dans le domaine de la défense et des affaires étrangères. En tant que tel, chaque état « protégé » devait garder son autonomie et devait rester maître de sa destinée.

En réalité, les protectorats indochinois perdirent rapidement toute signification véritable par suite de l’envahissement par la France de toute l’activité gouvernementale et administrative : c’est ainsi qu’à tous les échelons, « les mandarins » furent doublés par des fonctionnaires français et qu’à partir de novembre 1925, une convention confiait au seul Gouverneur Général de l’Union indochinoise la nomination des ministres et des fonctionnaires impériaux, enlevant de ce fait au souverain, l’empereur d’Annam, toute possibilité d’intervenir dans la justice et l’administration. L’autorité réelle appartenait donc au Gouverneur Général et à ses exécutants, les résidents de chaque province. Quant aux autres postes de commandement, ils étaient eux aussi entre les mains d’administrateurs français.

C’était rejeter dans l’opposition voire dans la révolte les jeunes intellectuels autochtones titulaires des diplômes les plus élevés. A cela, s’ajoutait l’absence à peu près complète de liberté ce qui rendait le régime particulièrement oppressif. Le milieu populaire n’était pas épargné et les lourdes taxes levées par les Gouverneurs Généraux afin d’avoir un budget en équilibre, pressurait les classes laborieuses, notamment les paysans.

Pourtant, de 1926 à 1928, le Gouverneur Général Alexandre Varenne eut une vue d’esprit plus large. Il décida l’accession des fonctionnaires indochinois à tous les postes de direction et de contrôle. Il créa la Chambre des Représentants en ANNAM et au TONKIN. Il prit des mesures pour protéger la main d’œuvre dans les plantations et dans le but de débarrasser le pays de ce fléau que constituait le prêt usuraire, il institua le crédit populaire.


Pendant ce temps-là, LAM MANG HO ou Monsieur LAM…

Né dans la Province de l’Annam à Pha Co en 1903, dans une famille bourgeoise, car le père était mandarin. Il a bénéficié d’une excellente éducation, car cette profession de fonctionnaires lettrés représentait un idéal depuis plusieurs millénaires en Chine et dans les pays environnants. Les manuels destinés aux écoles supérieures perpétuaient l’esprit du chapitre « Ruxing » du Li ji. C’est ainsi que dans les Jinghum, publiés en 1907 à l’intention des écoles supérieures, on se réfère encore au Canon des poèmes pour définir le parfait fonctionnaire qui « jour et nuit, sans défaillance, exerce respectueusement sa charge » ; et l’on cite Confucius, selon qui le lettré-fonctionnaire « sacrifie sa vie pour sauver sa vertu ».

Ainsi, avant l’intervention française dans la Province de l’Annam, le fonctionnement de cette société agraire, en grande partie autarcique, et par conséquent centrifuge avec un artisanat et une bourgeoisie peu développée, dépendait fatalement d’administrateurs, de gestionnaires dont la fonction, « socialement nécessaire et indispensable », consistait à « coordonner, surveiller, diriger le travail productif » des autre sujets. Les mandarins détenaient le monopole du fer, du sel, du thé, du cuivre, de l’argent, ils représentaient le pouvoir politique et administratif, et à l’intérieur de leur propre aristocratie, le recrutement s’exerçait par cooptation.

Dans ce contexte Monsieur LAM devient lui même mandarin, fonction qu’il exerçait avec zèle et qui lui rapportait beaucoup d’argent. Il me confiait qu’il portait des vêtements cousus de fils d’or, avec des boutons en or. Cette vie facile l’avait amené à beaucoup jouer aux jeux d’argent, dont les cartes, avec une réputation de flambeur. Il aimait inviter ses nombreux amis de jeux dans le luxe et l’opulence, il avait besoin de beaucoup d'argent.

Alors les aléas de cette vie dissolue, et les réorganisations administratives locales l’incitèrent à trouver "des revenus" par des moyens bien moins honorables : la piraterie.


M. LAM en septembre 1998.
M. LAM en septembre 1998.

Le pavillon rouge ou « Le Fléau de la Mer ».

Madame Hon-Cho-Lo était mariée à un chef pirate et, à la mort de celui-ci, en 1921, elle lui succéda au commandement de sa flotte. Madame Lo, eut tôt fait de plonger dans la terreur toute la région où elle fit régner les meilleures traditions de la profession sur une soixantaine de jonques de mer. Bien que jeune et jolie, elle acquit une solide réputation comme assassin et comme pirate. Ces jonques étaient réunies en six escadres, et chacune de celles-ci portait un pavillon de couleur particulière, rouge, jaune, vert noir, bleu ou blanc. Elles étaient conduites par des lieutenants qui, tout comme les boucaniers étaient connus sous divers nom de guerre : « L’oiseau et la Pierre », « Le Fléau de la Mer », « Le Joyau de tout l’Equipage », et « La Pâture des grenouilles ».

Madame le commandant exigeait une discipline de fer. elle créa pour son équipage un code de règles, qui ressemblent assez à celle auxquelles souscrivaient les premiers pirates européens. Voici trois de ces articles :
1 – Si un homme va à terre pour son compte ou s’il commet l’acte appelé « franchir les barrières », il aura les oreilles percées en présence de toute la flotte ; en cas de récidive, il sera mis à mort ;
2 – Il est interdit de prendre à titre privé la moindre chose du butin provenant du vol et du pillage. Tout sera enregistré et le pirate recevra pour lui deux parts sur dix, les huit autres appartiendront au magasin dénommé le fonds général ; prendre quoi que ce soit de ce fonds général entraînera la mort ;
3 – Personne ne devra débaucher pour son plaisir les femmes captives dans les villages ou la campagne et amenées à bord d’un navire, on devra d’abord demander la permission à l’économe et se retirer dans la cale du navire. User de violence à l’égard d’une femme sans la permission de l’économe sera puni de mort.

Madame Lo était également une excellente femme d’affaire. Tout le butin pris devait être soigneusement inscrit sur un registre tenu à cette intention au magasin. Elle avait sur son métier des vues plus distinguées que le monde extérieur ; parmi les instructions on en trouve une qui interdit l’usage de ce vilain mot « le butin » et elle ordonne de le désigner à l’avenir sous le nom de « produits transbordés ».

La valeur éclairée de la dame produisait d’heureux résultats dont le moindre ne fut pas la création de relations amicales entre ses pirates et le peuple du pays, relations qui furent entretenues par ses ordres prescrivant que tout le vin, le riz et les autres produits seraient payés et que toute spoliation des villageois serait punie de la peine capitale. Il en résulta que sa flotte fut toujours très bien pourvue en provisions et en poudre à canon et que la discipline de ses équipages était exemplaire ou peu s’en faut.

Dans ce contexte, Monsieur LAM eut tôt fait de faire valoir son talent d’homme d’affaire et d’expert comptable en sa qualité de mandarin, et il devint l’économe de la flotte et gestionnaire du magasin durant de nombreuses années. Les actes de pirateries se succédèrent, surprenant et pillant les villages d’où elle enlevait d’ordinaire cinquante à soixante jeunes filles pour les vendre.

Mais toutes les forces terrestres et maritimes du pays étaient sur leurs traces, et cette bande de pirates finit par tomber aux mains des forces de police en 1930. Monsieur LAM et Madame Lo arrêtés ont été enclins de dénoncer leurs compagnons de brigandage. A moment du procès, la jeune et jolie Madame Lo et qui paraissait si fragile, se défendit si bien, qu’elle fit porter l’intégralité des charges sur Monsieur LAM. Ce dernier fut ainsi condamné à perpétuité aux travaux de forces et déporté au bagne de Poulo-Condo ou Côn- Dao, archipel situé à 100 km. de la pointe Sud de l’Indochine (voir carte ci-dessus). Il est formé de 12 îles dont trois servaient de lieu de déportation et de relégation dont les vestiges,encore bien visibles de nos jours, rappellent ceux du camp de la réclusion de l’Ile Saint-Joseph au large de Kourou en Guyane.

Le La Martinière par Francis Lagrange
Le La Martinière par Francis Lagrange

Des tensions politiques à la déportation en Guyane française.

Les mesures courageuses de Varenne, évoquées précédemment, furent dans l’ensemble bien accueillies par le peuple vietnamien car elles répondaient aux revendications du parti constitutionnaliste, mouvement à tendance modérée fondé en 1925.
Dans les milieux extrémistes déjà prêts à l’action, tel le parti Viêt-Nam Quo Dan Dang ( V.N.Q.D.D.) fondé par Nguyen Thai Hoc, parti national à tendance révolutionnaire, ces mesures suscitèrent l’expectative. En effet, elles provoquèrent une levée de bouclier dans certains milieux coloniaux qui déclanchèrent une ardente campagne de dénigrement contre Varenne, invité à ne pas renouveler son mandat.

Quoi qu’il en soit, ces mesures devinrent inexistantes dès le départ de son auteur, ce qui provoqua un durcissement très net des positions du parti national et du parti communiste indochinois qui venait de se constituer au lendemain du IV° congrès de l’Internationale communiste en septembre 1928, avec à sa tête Nguyen Ai Quoc ( futur Ho Chi Ming ) qui se trouvait au Siam d’où il pilotait les cellules.

La tension atteindra son paroxysme le 10 février 1930, lorsque le nationaliste Nguyen Thai Hoc souleva la garnison de Yen Bay dans la vallée du Fleuve Rouge et fit lancer des bombes dans les rues d’Hanoi.
Cette épreuve sanglante avorta et les nationalistes arrêtés furent envoyés en prison au bagne de Poulo-Condor. Cette tentative se poursuivit par des mouvements de grève à la Société cotonnière de Nam Dinh, dans le delta du Fleuve Rouge et dans les plantations d’hévéas.

Les communistes, quant à eux, préférèrent aux méthodes terroristes des nationalistes, les mobilisations de masses telles celles qui furent organisées par les soviets de Nhé-An et qui rassemblèrent plusieurs milliers de paysans. Cependant, à l’instar du V.N.Q.D.D., le parti communiste naissant fur à son tour décimé par les arrestations.
L’insécurité que faisait peser les prisonniers politiques dans les maisons centrales et au pénitencier de Poulo-Condor, ainsi que la menace d’une éventuelle insurrection, firent craindre le pire. Aussi le gouverneur général Pasquier décida d’éloigner les éléments subversifs et de les diriger vers une terre lointaine où ils seraient utilisés à des travaux d’utilité publique.

La création en Guyane française, le 6 juin 1930, d’un territoire autonome, l’ININI, qu’il convenait de mettre en valeur arriva à point nommé. Ainsi, dans les derniers jours du mois d’avril 1931, une centaine de condamnés politiques et plus de 400 condamnés de droit commun ( soit au total 525 détenus ) quittèrent les maisons d’arrêt d’Hanoi, de Saigon et le bagne de Poulo-Condor pour embarquer sur le vapeur La Martinière, ancien Duala. Ce vapeur de cent vingt mètres de long et seize de large, armé par la Société Nantaise de Navigation, assurait d’ordinaire le transport des condamnés de Saint-Martin-de-Ré à Saint-Laurent-du-Maroni avec une escale à Alger pour embarquer les condamnés nord-africains. Construit en 1912, il a été désarmé en 1939.

Monsieur LAM faisait partie du convoie comme volontaire pour continuer à purger sa peine de travaux forcés en GUYANE, car son « statut » de pirate mettait régulièrement sa vie en danger dans cet univers carcéral où sévissait un code interne qui était hostile à ces derniers.

Dans les cales, sous l’autorité du commandant de bord et la surveillance de militaires les condamnés étaient enfermés dans des cages aménagées et ils disposaient juste de la place suffisante pour étendre leur hamac, parfois un pour deux. Au besoin des tuyaux qui parcouraient ces prisons pouvaient déverser des flots de vapeurs brûlantes sur ces hommes pour enrayer ou réprimer tout mouvement de mauvaise humeur.
Les condamnés étaient réveillés à cinq heures et demie, et une heure plus tard, ils étaient soumis au « décrassage ». Nus, debout à une extrémité de leur cage, ils étaient aspergés avec de l’eau de mer. Ensuite, ils effectuaient en silence une promenade d’une heure sur le pont. Les repas étaient servis à midi et seize heures trente, un morceau de viande de bœuf qui nageait dans un bouillon clair accompagné d’une ration de pain. Les toilettes étaient constituées d’un bac qui circulait d’homme à homme en fonction des besoins.
Malgré ces conditions d’hygiène de grande promiscuité, le voyage s’est effectué dans d’assez bonnes conditions, puisque deux décès seulement furent enregistrés. L’un à la suite d’un règlement de compte, et l’autre pour cause de maladie.
Après 35 jours de traversée, le navire accosta au port de Cayenne.

Vendredi 8 Décembre 2006
Yvan MARCOU
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1.Posté par crnelis le 29/03/2006 18:14 | Alerter
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EXCELLENT ARTICLE BRAVO

2.Posté par pierre le 29/03/2006 23:36 | Alerter
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bravo un site qui porte à la connaissance du "surfeur" le passé douloureux de la Guyane ....

3.Posté par Jerome le 03/04/2006 15:47 | Alerter
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Personnellement je suis content de ne pas avoir séjourné dans un endroit pareil. Dans mon entourage j'ai connu un ancien maton et un ancien détenu. Tous d'eux à "la retraite" dans mon village, ils se sont rencontrés et reconciliés...

4.Posté par Tran le 07/12/2006 17:09 | Alerter
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I have both seen the film LES OMBRES DU BAGNE on Vietnamese TV and read this article about the lifes of the Vietnamese prisoners in Guyana. From the film and the article I have learnt more about the sufferings of our compatriots during the French occupation. Thank you very much, the film makers and the author of this article, for your great efforts and sympathy extended to my compatriots and for giving us the true picture of how they have suffered in those prisons.
By the way I would like to ask you to make me a favor as follows: When seeing the film on the TV some old people among my relatives recognized Mr. Tran Khac Man who is one of our relative who left home early in the last century. They recognized him both by his name and his appearance. We are very positive that it is he, our relative Mr. Tran Khac Man, who has changed his name to Lam Mang Ho. From the article we know that he has died. But we would like very much to get in contact with his family in Suriname. But we don't know their address there. So it would be very appreciated if you could give us the detailed address of his family in Suriname (house number, street, city, telephone number, names of the members of the family, etc. so that we can get contact with them and inform them about their native village and relatives in Vietnam. All of us would be very happy then. We fully rely on you to help us because we know that you have met Mr. Tran Khac Man and his family in Suriname. I expect you to send your answer to me by e-mail address tran@hn.vnn.vn. Thank you very much and looking forward to hearing from you soon.

Tran

Traduction du Webmaster:
“J’ai vu le film “les ombres du Bagne” sur une chaîne de télévision vietnamienne et lu votre article sur la vie des prisonniers vietnamiens en Guyane. Grâce à ce film et à cet article, j’en ai appris beaucoup sur les souffrances de mes compatriotes durant l’occupation française. Je remercie chaleureusement le réalisateur du film et l’auteur de cet article pour leurs efforts considérables, pour la sympathie qu’ils témoignent à mes compatriotes, mais aussi pour nous avoir montré et relaté la véritable souffrance qu’enduraient ces prisonniers. A ce propos, je souhaite vous demander une faveur: durant la projection du film, quelques personnes âgées de ma famille ont reconnu M. Tran Khac Man, qui fût un membre de notre famille et qui avait quitté le domicile familial, au début du siècle dernier. Ces personnes âgées l’ont reconnu grâce à son nom et à son apparence. Nous avons espoir qu’il s’agisse bien de lui, de ce membre de notre famille, M. Tran Khac Man, qui avait changé de nom et qui se faisait appeler Lam Mang Ho. Grâce à l’article, nous savons aujourd’hui qu’il est décédé, mais nous aimerions beaucoup entrer en contact avec sa famille qui vit au Suriname. Cependant, nous ne connaissons pas leur adresse. Nous vous serions très reconnaissants si vous pouviez nous communiquer l’adresse de sa famille au Suriname (N° de domicile, nom de la rue, ville, N° de téléphone, noms des membres de sa famille, etc.) afin que nous puissions les contacter et les informer sur leur village natal, ainsi que sur leur famille vivant au Vietnam. Nous en serions vraiment tous très heureux. Nous comptons beaucoup sur votre aide car nous savons que vous avez rencontré M. Tran Khac Man et sa famille du Suriname. Veuillez me répondre à l’adresse électronique suivante: tran@hn.vnn.vn. En attendant d’avoir très bientôt de vos nouvelles, nous vous remercions.

Tran.


5.Posté par Tran le 10/12/2006 12:41 | Alerter
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Thank you again, the Webmaster, for translating my second message which I have posted for the purpose of getting more information about Mr. Tran Khac Man and getting in contact with his family in Suriname. I am sorry that in a hurry in my second message wrote the wrong name of Mr. Man. It should be TRAN KHAC Man, exactly as it is shown in the film and the article, instead of NGUYEN Khac Man. I have made this mistake because I was very excited and wrote the message without checking. I truly apologise to you for this mistake and again hope you can help me to privide me with necessary information.
Thank you again and again.
Tran
tran@hn.vnn.vn

6.Posté par Tran le 10/12/2006 16:06 | Alerter
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Dear the Webmaster
As I have apologized to you in my third message, I made a mistake in my second mesage to you. Instaed of Tran Khac Man I wrote NGUYEN KHAC MAN. This was a serious mistake and I ask you to correct it for me. So please help me to correct it by either publishing my third mesage or replacing my second mesage by the following one. Thank you again. Tran.

Many thanks to the Webmaster for translating my message into French. Sorry to write in English as I can only read and understand in French but cannot write correctly. May I make some corrections in my message. Actually my family and I have not seen the film LES OMBRES DU BAGNE. The film we have seen is another film produced in 2001 about the Vietnamese prisoners, including also Mr. Tran Khac Man in Guyane, whose original French title we do not know. I thought it was the film LES OMBRES DU BAGNE but after reading thoroughly the article I learnt that this film is a new film about 4 convicts from different countires, also including Mr. Tran Khac Man. I am sorry for incorrect information. But anyhow Mr. Tran Khac Man in both films is the same person and I again ask you, the film producers and the author of the article to help me to get contact with the members of the family of Mr. Tran Khac Man in Suriname. Besides, I also ask you, if it is possible, to provide me with some more information about the Mr. Tran Khac Man who you met. Has he told you about his native home?. In the article it is written that he is from the province of Pha Co, but in Vietnam there has been no such province so far. Our Mr. Tran Khac Man's native village is now in Hai Duong province, 70 km NE of Hanoi. I don't know whether there is any relationship between the place named Pha Co and his native place, or you have any other information about the native home of Mr. Tran Khac Man who you met.
The old people in my family only remember that Mr. Tran Khac Man was born in 1903 and left his house at his age of 20 or a bit later, and they don't know where he went and what he did after that.
I hope to receive the information from you soon. Thank you again.

Tran.

Traduction du Webmaster:
Je remercie beaucoup le Webmaster pour avoir traduit mon message en français. Je m'excuse de vous écrire en anglais, mais je ne peux que lire et comprendre le français, je ne peux l'écrire. Permettez-moi de rectifier mon précédent message. En fait, ma famille et moi n'avons pas vu le film "LES OMBRES DU BAGNE". Celui que nous avons vu est un film, dont nous ne connaissons pas le titre français, sorti en 2001 et relatant l'histoire de prisonniers vietnamiens, parmi lesquels il y avait M. TRAN Khac Man. J'ai cru qu'il s'agissait du film "LES OMBRES DU BAGNE", mais après avoir lu l'article avec minutie, j'ai appris que ce film était très récent et qu'il relatait l'histoire de prisonniers originaires de différents pays, dont M. TRAN Khac Man. Je m'excuse d'avoir fourni des informations incorrectes.
Mais, de toutes les façons, il s'agit bien du même homme dans les deux films. Je redemande donc au producteur du film ainsi qu'à l'auteur de cet article, de bien vouloir m'aider à entrer en contact avec les membres de la famille de M. TRAN Khac Man vivant au Suriname. En plus de cela, je souhaiterai si possible, que vous me donniez un peu plus d'informations sur M. TRAN Khac Man, que vous avez rencontré. Vous a-t-il parlé de son pays d'origine?
Dans l'article, il est mentionné qu'il vient de la province de Pha Co, mais au Vietnam, il n'y a pas de province de ce nom. Le village natal de notre M. TRAN Khac Man se situe dans la province de Hai Duong, à 70 Km au nord-est de Hanoi. J'ignore s'il existe un lien entre la province de Pha Co et le village natal de M. Tran Khac Man que vous avez rencontré.
Les personnes âgées de ma famille se souviennent seulement que M. TRAN Khac Man est né en 1903 et qu'il avait quitté son domicile à l'âge de 20 ans ou un peu plus tard. Ils ignorent où il s'en est allé et ce qu'il a fait après son départ.
J'espère avoir très bientôt de vos nouvelles. Merci encore.

Tran

7.Posté par Tran le 03/03/2007 10:11 | Alerter
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Three months have passed since I wrote to the Web Master asking for infprmation about the family of Mr. Tran Khac Man (Mr. Lam Mang Ho), but I still have not received any reply. It would be very appreciated if you could help me to contact the author of this article or give me his email address so that I could contact him. Thank you very much for your help. Tran

8.Posté par Tran le 03/03/2007 10:15 | Alerter
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Dear the Web Master
Please note that my new e-mail address is simply tran@vnn.vn, instead of tran@hn.vnn.vn
Yours sincerely
Tran

9.Posté par Webmaster le 06/03/2007 18:31 | Alerter
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Dear M.Tran,

The webmaster has taken into account your demand and does what is necessary in order to help you. It did a request to the director of the film "Les ombres du Bagne", asking him to answer your demand, knowing that he is at present carrying out studies on the French occupation in Indochina during the colonial period.

We thank you for being patient and are at your disposal for any other information.
Yours sincerely

10.Posté par Tran le 28/04/2007 15:45 | Alerter
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Dear the Webmaster
Many thanks for your help by requesting making the request to the director of the film "Les ombres du Bagne" to answer my demand. I hope he will share with me the information soon. By the way, to speed up the acquisition of the information may I ask you to give me the email address of the film director and that of the author of this article, Mr. Yvan MARCOU, so that I could contact them directly together with you. Actually through internet I have found an e-mail address of Mr. Yvan MARCOU (dir@nplus.gf) and that of Mr. Alain Coppel (from ONF)who I saw in another film about Vietnamese prisoners in Guyana (alain.coppel@onf.fr), and I have written e-mail letters to them, but the one to Mr. Yvan MARCOU was returned and no answer has been received from Mr. Mr. Alain Coppel so far. So if you have the e-mail addresses of these people would you please kindly send them to me. Thank you again.
Tran

Cher Webmaster,
Je vous remercie d’avoir contacté pour moi le réalisateur du film “Les ombres du Bagne”. J’espère qu’il partagera très rapidement avec moi les informations demandées. À propos, pour que l’information me parvienne au plus vite, je souhaite que vous me communiquiez les adresses électroniques du réalisateur du film ainsi que celle de l’auteur de cet article, M. Yvan MARCOU. Je pourrais ainsi entrer en contact direct avec eux. Sur Internet, j’ai trouvé une adresse électronique de M. MARCOU (yvan.marcou@imageplus.name) et celle de M. Alain COPPEL (de l’ONF) que j’ai par ailleurs vu dans un film sur les prisonniers Vietnamiens de Guyane (alain.coppel@onf.fr). J’ai adressé un mail à chacun, mais celui adressé à M. MARCOU m’a été renvoyé et je n’ai jusque-là reçu aucune réponse de M. COPPEL. Alors, si vous avez les adresses électroniques de ces personnes, je vous remercie de bien vouloir me les communiquer. Merci encore.
Tran

11.Posté par André Marcoux le 22/06/2007 15:19 | Alerter
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J'ai vu les dernières 20 minutes de ''LES OMBRES DU BAGNE''. J'aimerais acheter ce documentaire. Est-ce possible? J'habite Montréal au Québec Sera-t-il disponible dans le commerce chez nous......Si non, me dire comment l'obtenir, même si c'est pour la Zone 2 André Marcoux 23 l'Assomption. Repentigny,
Qc. Can. J6A 1A3 Merci de me répondre.

Bonjour,
Merci pour l’intérêt que vous portez à notre site.
En ce qui concerne votre demande, je vous communique les coordonnées du réalisateur auprès du quel vous pourrez négocier l’achat, si cela est possible.
Patrick BARBERIS – Temps Noir – 154, rue Oberkampf – 75011 Paris
– tél: (33) 1 55 28 33 87 – Email: tempsnoir@tempsnoir.com
Cordiales salutations.
@+
Yvan MARCOU

12.Posté par Tran le 08/09/2007 06:34 | Alerter
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Merci baucoup, le Webmaster. Avec vos aides j'ai déjà trouvé M. Yvan Marcou, l'auteur de l'article 'Les ombres de bangne'. Il a déjà communiqué avec moi. J'espère que je poudrais trouver l'origine de M. Tran Khac Man.
Tran

13.Posté par Bashir Saoudi le 29/12/2007 23:16 | Alerter
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Monsieur, Madame
Je cherche a voir le film documentair " les ombres du bagne" .
Pouvez vous m'indiquer ou je peux acheter ou louer ce film?

Je suis en train de faire une recherche sur mon pere qui a passe 20 ans a St Laurent, et je pense que ce documentair me sera tres utile.

Merci pour votre attention.

Mr Saoudi

14.Posté par le molaire evelyne le 23/02/2008 22:47 | Alerter
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moi aussi je cherche les ombres du bagnes mon grand père a passer au moins vingt ans é st laurent au bagne merci

15.Posté par Hut Michelle le 18/08/2008 15:56 | Alerter
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je suis à la recherche de renseignements sur Charles Hut, je possède une copie de son livre fournie par Mr Denis Seznec avec qui j'ai été en contact. Malheureusement, je n'ai pas pu voir le documentaire et aimerais en acheter une copie. Je n'arrive pas à avoir des détails par ma famille, les personnes de cette époque étant décedées et le silence le plus total sur cette affaire était la règle d'or dans la famille.

Bonjour,
Merci pour l?intérêt que vous portez à notre site.
En ce qui concerne votre demande, je vous communique les coordonnées du réalisateur auprès du quel vous pourrez négocier l?achat, si cela est possible.
Patrick BARBERIS ? Temps Noir ? 154, rue Oberkampf ? 75011 Paris
? tél: (33) 1 55 28 33 87 ? Email: tempsnoir@tempsnoir.com
Cordiales salutations.
@+
Yvan MARCOU

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